Bien-être au travail

Bien-être au travail

Au-delà du wellbeing-washing : six signes pour le reconnaître

Publié le 26 mai 2023 · Mis à jour le 24 octobre 2026

Le wellbeing-washing consiste à vanter le bonheur au travail sans changer ce qui use le personnel. Il se reconnaît à six signes, de la corbeille de fruits au coaching qui ignore la cause du problème. Une entreprise peut en sortir, à condition d’être honnête sur ce qu’elle veut pour son personnel.

Un homme en t-shirt rose, rondelles de concombre sur le visage, lève les pouces sur un fond rose.

La même exigence à l’interne

Une entreprise qui veut exceller sert sa clientèle. Elle résout ses problèmes et l’aide à réaliser ses ambitions. Ses produits et ses services découlent de cette vision.

La même logique devrait valoir à l’interne. Une entreprise qui ne vise que la performance traite son personnel comme un outil. L’écart entre le discours et la réalité crée une dissonance. Le travail perd son sens. Il faut alors des incitations artificielles ou de l’autorité pour avancer.

À l’inverse, une entreprise qui met ses emplois au service de personnes partageant sa vision motive d’elle-même. L’enjeu dépasse le « bonheur au travail ». Il s’agit de partager une raison d’être, des valeurs et une culture.

Ce qu’est le wellbeing-washing

Certaines entreprises poursuivent d’abord leur performance et leur rentabilité, tout en prônant le bonheur au travail. C’est le wellbeing-washing. La démarche paraît bienveillante. Elle reste un faux-semblant.

Six signes qui doivent alerter

  • La superficialité. Des fruits frais, des bureaux debout, une sortie d’équipe. Ces mesures sont agréables, mais leurs effets restent limités et passagers.
  • Les discours sans suite. Une personne invitée vient parler de burn-out. Personne ne sait ensuite dire quelle aide existe dans l’entreprise.
  • Des efforts pour les personnes déjà en forme. Salle de sport et activités sportives profitent d’abord à celles et ceux qui vont bien. Les personnes qui ont le plus besoin d’aide restent de côté.
  • Le transfert de responsabilité. L’entreprise propose un coaching aux personnes épuisées, sans toucher à la source de leur fatigue.
  • Les indicateurs trompeurs. Peu de monde à une conférence sur le burn-out ne prouve pas l’absence de problème. Surtout si la rotation du personnel est élevée.
  • La sous-estimation de l’effort. Le bien-être est individuel, désordonné, lié au contexte et changeant. Seules des actions ajustées et réfléchies le font progresser.

De bons indicateurs évitent les conclusions hâtives. Un baromètre social mesure ce que vit réellement le personnel, au lieu de compter les inscriptions.

En sortir est possible

Une entreprise qui a commencé par des mesures de surface peut encore évoluer. La première étape demande de l’honnêteté : la direction dit clairement ce qu’elle veut pour son personnel.

Le changement de culture prend du temps. Le bien-être ne peut pas se traiter par des solutions à court terme. En Suisse, la santé psychique au travail relève d’ailleurs d’une obligation légale.

Chez Experientiel, notre méthode s’appuie sur la recherche scientifique, les neurosciences et le design de services. Le but : un bien-être authentique et durable, visible dans le moral des équipes, la culture et la productivité.

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